26 juin '26

Quand les températures grimpent : gérer les poulinières et les foals en été

Z-Magazine
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Vétérinaire
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Zangersheide

L’été est souvent considéré comme la saison idéale pour les jeunes foals. Les longues journées, la vie dans les pâturages et les températures clémentes offrent des conditions particulièrement favorables à leur croissance et à leur développement. Pourtant, les épisodes de chaleur prolongée peuvent également représenter un défi important, tant pour les poulinières que pour leurs produits, et nécessitent une attention particulière durant les mois les plus chauds de l’année.

Pour les éleveurs, la gestion estivale ne se limite pas à mettre de l’ombre et de l’eau à disposition. Les fortes chaleurs influencent l’hydratation, la production laitière, la fertilité, la santé respiratoire, la qualité des herbages et même le fonctionnement du système immunitaire des jeunes foals. Lors des épisodes caniculaires, des détails de gestion qui peuvent sembler anodins sont parfois susceptibles de faire une réelle différence.

L’ombre est indispensable, mais la ventilation l’est tout autant

En période de fortes chaleurs, l’accès à des zones ombragées constitue l’un des besoins cruciaux des poulinières et de leurs petits. Les arbres, les haies ou encore les abris de prairie permettent aux chevaux d’échapper à une exposition prolongée aux forts rayons du soleil.

Toutefois, l’ombre seule ne suffit pas toujours. Un abri mal ventilé peut rapidement accumuler la chaleur et devenir sensiblement plus chaud que l’environnement extérieur. Cette problématique concerne tout particulièrement les jeunes foals, qui passent une grande partie de leur temps à se reposer ou à dormir.

Un foal qui reste longtemps couché dans un abri surchauffé peut téter moins fréquemment et boire moins d’eau, augmentant ainsi le risque de déshydratation lors des épisodes de forte chaleur. Une bonne circulation de l’air est donc tout aussi importante que la protection contre le soleil. Dans l’idéal, les abris devraient offrir à la fois de l’ombre et une ventilation permanente. Lors des périodes caniculaires, de nombreux éleveurs adaptent également les horaires de sortie au pâturage, en privilégiant les heures les plus fraîches de la journée, tôt le matin et en soirée, tout en évitant les pics de chaleur de l’après-midi.

La poulinière allaitante face à des besoins accrus

Les fortes chaleurs exercent une pression importante sur les poulinières, en particulier lorsqu’elles allaitent un jeune foal. La production de lait augmente considérablement les besoins en eau et, lors des épisodes de canicule, les pertes hydriques liées à la transpiration peuvent devenir très importantes.

La production laitière dépend étroitement de l’état d’hydratation, de la qualité de l’alimentation et de l’état général de la jument. Une baisse d’appétit, une déshydratation ou une détérioration de l’état corporel peuvent affecter la quantité de lait produite et, par conséquent, les apports nutritionnels du foal ainsi que son développement. Il est donc particulièrement important, durant les mois d’été, de surveiller attentivement à la fois l’état de la poulinière et la croissance de son produit.

Une eau fraîche, propre et de bonne qualité doit être disponible en permanence et contrôlée régulièrement au cours de la journée. Par temps chaud, la qualité de l’eau peut rapidement se dégrader tandis que sa consommation augmente souvent de manière significative.

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Chaleur et fertilité

Les fortes chaleurs peuvent également avoir une incidence sur la gestion de la reproduction. Les températures élevées imposent une contrainte physiologique supplémentaire aux poulinières et peuvent affecter leur fertilité, en particulier lorsqu’elles doivent déjà faire face aux exigences liées à la lactation.

La mise à la reproduction des juments durant les périodes de chaleur intense nécessite donc une attention particulière portée à leur hydratation, à leur état corporel ainsi qu’à leur état de santé général. Le stress thermique peut perturber le fonctionnement normal de l’appareil reproducteur et réduire les chances de conception, tout en pouvant compromettre le développement précoce de l’embryon. Durant la saison de reproduction, il est donc essentiel de maintenir les poulinières dans un bon état général et de limiter autant que possible les sources de stress inutiles.

Les foals nécessitent une vigilance accrue lors des vagues de chaleur

Les foals en bonne santé sont généralement résistants, mais leurs mécanismes de régulation de la température corporelle sont encore en cours de développement. Lors des périodes de chaleur prolongée, ils peuvent se montrer plus calmes, passer davantage de temps couchés et téter moins fréquemment.

L’observation quotidienne demeure l’un des outils les plus précieux de l’éleveur. De légères modifications du comportement constituent souvent les premiers signes révélateurs d’un stress lié à la chaleur, d’une déshydratation ou d’un problème de santé. Une attention particulière doit être portée à la fréquence des tétées, au niveau d’activité ainsi qu’à l’état général de vigilance du foal. Un poulain qui paraît anormalement apathique, qui hésite à téter ou qui manifeste moins d’intérêt pour son environnement doit être surveillé de près.

Poussière, sécheresse et santé respiratoire

Les conditions estivales sèches apportent un autre défi de taille : la poussière.

Les paddocks desséchés, les zones de sortie et les pâtures fortement piétinées peuvent accroître de manière significative les irritations respiratoires, tant chez les poulinières que chez leurs foals. Les plus jeunes y sont particulièrement sensibles, leur système respiratoire comme leur système immunitaire étant encore en plein développement. De nombreux éleveurs sont également conscients du lien potentiel entre les environnements poussiéreux et la rhodococcose, une maladie bactérienne provoquée par Rhodococcus equi, qui demeure une préoccupation dans les élevages du monde entier. Si aucun mode de gestion ne permet d’éliminer totalement ce risque, la réduction de l’exposition à la poussière constitue une mesure préventive essentielle.

Une gestion rigoureuse des pâtures, une bonne ventilation des bâtiments et l’évitement des environnements excessivement poussiéreux contribuent à préserver la santé respiratoire des jeunes foals. Les élevages ayant déjà été confrontés à des cas de rhodococcose doivent se montrer particulièrement vigilants lors des périodes prolongées de sécheresse. Les conditions poussiéreuses peuvent en effet accroître les risques d’exposition des jeunes foals à cette bactérie potentiellement mortelle. Réduire autant que possible la poussière ambiante et éviter les paddocks ou autres espaces de sortie trop secs ou sablonneux demeure donc un élément important de la prévention.

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Quand l’herbe verte ne suffit plus

L’une des erreurs les plus fréquentes durant l’été consiste à penser qu’une prairie encore verte couvre nécessairement les besoins nutritionnels des chevaux.

Lors de périodes prolongées de sécheresse ou de fortes chaleurs, la qualité des pâtures peut se dégrader de manière significative, même lorsque leur aspect reste visuellement attrayant. La valeur nutritive, la teneur en protéines et la qualité globale du fourrage peuvent diminuer sensiblement, alors même que les poulinières allaitantes conservent des besoins nutritionnels particulièrement élevés.

Il demeure donc essentiel de surveiller régulièrement l’état des juments. Une poulinière nourrissant un foal en pleine croissance peut perdre de l’état beaucoup plus rapidement qu’on ne l’imagine lorsque la qualité de l’herbe se dégrade. Dans ces situations, un apport complémentaire de fourrage ainsi qu’une ration soigneusement équilibrée peuvent devenir nécessaires bien avant que les pâtures ne paraissent réellement épuisées.

Une prairie peut ainsi conserver une belle couleur verte tout en ayant perdu une part importante de sa valeur nutritive. L’observation attentive de l’état corporel de la jument constitue donc un indicateur bien plus fiable que la seule apparence du pâturage.

Parasites, insectes et risques sanitaires estivaux

L’été s’accompagne également d’une pression parasitaire accrue et d’une activité plus intense des insectes. Les mouches ne sont pas seulement une source d’irritation et de stress pour les chevaux ; elles peuvent également contribuer à la transmission de certaines infections. Une bonne hygiène générale, une gestion rigoureuse du fumier, une stratégie de lutte contre les parasites et les insectes demeurent des éléments essentiels de la conduite d’un élevage durant les mois les plus chauds de l’année.

L’observation reste le meilleur outil de l’éleveur

Si chaque élevage développe au fil du temps ses propres méthodes de gestion, un principe demeure universel : l’importance de l’observation.

Les éleveurs les plus performants sont souvent ceux qui détectent les petits changements avant qu’ils ne deviennent de véritables problèmes. Surveiller les juments, observer régulièrement les foals, évaluer l’état des chevaux et réagir rapidement aux premiers signes de stress thermique figurent parmi les moyens les plus efficaces de préserver leur santé tout au long de l’été.

L’été constitue une période essentielle dans le développement du jeune cheval. Si les températures élevées offrent des conditions favorables à la croissance, une gestion réussie repose avant tout sur l’attention portée aux détails. De la ventilation à l’hydratation, en passant par l’alimentation et la santé respiratoire, de simples ajustements peuvent avoir un impact considérable et permettre aux poulinières comme à leurs foals de rester en bonne santé, dans le confort, et de poursuivre leur développement, même lors des épisodes de chaleur.

Ceci est une traduction automatiquement générée par DeepL.

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